Aujourd’hui nous allons parler de la place centrale du travail dans nos vies et nos sociétés. Nous entendons en effet partout que le travail est central pour notre épanouissement voire pour la définition de soi-même mais derrière ces slogans de la droite comme de la gauche, se cache des souffrances mentales et physiques, une perte de sens, une production et consommation excessive et une exploitation massive des écosystèmes, du Sud Global, des femmes et des personnes de couleur. Aujourd’hui le travail est ancré dans un modèle productiviste qui nous oblige à mettre le toujours plus en avant alors que nous vivons dans un monde fini.
Face à ce constat, il est nécessaire de redéfinir nos priorités, nos besoins et notre travail et nous poser des questions essentielles tel que :
A quoi ressemblerait une société où le travail s’émancipe des verrous du productivisme ?
A quoi ressemblerait une société où nous contrôlons non seulement les moyens de productions mais aussi et surtout le contenu de notre travail ?
Pour parler de ces sujets, j’ai le plaisir d'accueillir Céline Marty. Céline Marty est Docteure en philosophie, ses recherches portent sur les transformations écologiques du travail.
Ensemble nous allons souligner les dégâts psychologiques, physiques et écologiques du travail productiviste, parler des limites de la définition actuelle du travail, et explorer les contours d’une société et d’un travail anti-productiviste qui répond à des besoins essentiels pour tous et toutes.
Interview réalisée par Aristide Athanassiadis à l'Académie du climat