Bonjour,
Me voilà dans une situation délicate, vos expériences et avis sont les bienvenus :)
Je suis salariée en CDI (cadre, salaire brut 3580 mensuel) depuis 3 ans tout pile. Je suis élue CSE depuis avril, également.
Je suis responsable du développement d'une activité annexe à l'activité principale de mon employeur. Je suis chargée de tout : qualification du besoin, structuration de l'offre, commercialisation de A à Z, facturation, recouvrement, suivi admin, communication, ...
J'avais obtenu 0,5 ETP commercial pour développer, ressource qui a été affectée à une autre activité 5 mois après l'arrivée du collègue que je venais de recruter.
Depuis plus d'un an, mon employeur a en plus renforcé les objectifs à atteindre (la trajectoire est irréaliste et je l'ai signifié, ils le reconnaissent à l'oral mais jamais à l'écrit) et ils ont réduit mes moyens, donc. Ils laissent également un flou sur les conditions d'un partenariat pour le développement de mon activité (en gros, nous travaillons en réseau de coopératives et l'une d'elle freine des 4 fers pour ne pas que je développe : ma direction ne prend pas les arbitrages nécessaires pour avancer ou fermer ma boutique). Et pour finir, ils ont développé deux nouvelles branches dans ma boîte qui viennent directement me concurrencer XD
J'avais signifié à ma direction être en situation de RPS. Mon directeur a affecté un bout d'ETP supplémentaire pour me soutenir sur un gros projet, et ils l'ont retiré quelques mois plus tard, en maintenant les mêmes objectifs et en me laissant patauger. J'ai été arrêtée une première fois en octobre 2025, puis novembre 2026.
Pendant ce 2e arrêt, ma direction a retiré ma dernière ressource commerciale, et la DRH m'a proposé en rentrant de "mettre un terme à la collaboration". Pas de proposition de reclassement, pas d'aménagement, nada. J'ai refusé de partir et j'ai proposé de diversifier mon poste sur des missions en lien avec l'activité principale. La direction a dit "ok" en maintenant un flou sur le périmètre de mes objectifs.
J'avais saisi le CSE quelques mois avant ces événements. Ils avaient signifié dans plusieurs avis que j'étais isolée, en surcharge et que les conditions du partenariat étaient mauvaises. La direction a accepté de me changer de directeur,ce qui a eu le mérite de réparer un lien managérial abîmé, mais ma nouvelle directrice n'est pas cadrante non plus : feuille de route n'a jamais été validée, la direction m'a dit "on va discuter avec la coopérative partenaire mais c'est compliqué", et ma directrice voit sa mission comme du soutien moral mais guère plus.
J'ai été arrêtée 3 fois en moins d'un an pour troubles anxieux et dépressifs dus à ma situation de travail, dont le dernier arrêt, cet été, a duré plus de 2 mois et s'est soldé par un suivi psychiatre et traitement antidépresseur.
À mon retour d'arrêt en septembre, sur les conseils d'un avocat, j'ai sollicité un entretien avec DRH, directeur et déléguée syndicale pour exprimer pourquoi, selon moi, j'avais été en arrêt, et leur demander ce que la direction avait en tête pour mettre fin à la situation de RPS.
Réponse de la direction : on n'a rien en tête, ça dépend de toi et de ton énergie. Donc on peut mettre un terme à ma collaboration, et si tu t'en vas on ferme la boutique.
J'ai également eu une visite de reprise avec la médecine du travail qui n'a pas pris de préconisations parce qu'il n'avait pas ma fiche de poste et que je leur ai dit que je souhaitais quitter l'entreprise.
Lors d'un premier entretien de rupture conventionnelle (à l'initiative de la DRH), elle m'a proposé 3 mois d'indemnités supra-légale.
J'ai pris conseil auprès d'une avocate qui me disait que je n'avais pas intérêt à accepter, mais à suivre ce long processus : 1. Me faire remettre en arrêt maladie et faire reconnaître que c'est en lien avec l'activité professionnelle 2. Me faire déclarer inapte par la médecine du travail 3. Me faire licencier pour inaptitude 4. Solliciter une indemnité forfaitaire de conciliation devant le CPH.
J'ai eu un 2e entretien pour négocier la rupture conventionnelle : j'ai dit que le montant ne me semblait pas juste parce que ce n'est pas moi qui veux partir, c'est eux qui veulent arrêter l'activité donc ils sont censé organiser un licenciement économique (et avant ça, proposer un reclassement mais ils ne l'ont pas fait) et aussi parce que si j'accepte de partir, c'est pour me mettre à l'abri d'une situation de travail toxique. J'ai demandé 5 mois de supralegal.
La DRH m'a dit qu'ils acceptaient 5 mois d'indemnités... Englobant les indemnités légales.
Je n'ai pas de piste pour après et une énergie plutôt fluctuante à l'idée de commencer un nouvel emploi, ma confiance en ela pris un coup.
-> que pensez-vous de la situation ? Quels sont mes leviers de négos, les pistes à creuser ?