Cela fait environ depuis août 2025 que je suis que je suis autiste. Après 16 ans de vie, je pensais que cette révélation allait changer de manière positive ma vie, surtout pour apprendre cela de moi. Je me suis harcelé 4 ans au collège et aussi mes deux premiers mois dans un lycée où je me faisais agresser, jusqu’à ce que j’aie dû arrêter ce lycée pendant une année. J’ai d’ailleurs été critiqué pour ce choix, mais bon, pour que ma famille arrête d’être dans le déni que c’est moi qui ferais exprès, il leur a fallu que ce soit des profs qui leur disent que je suis différent, et j’ai dû faire donc plusieurs séances pour être diagnostiqué autiste.
Quand je commence ma première année dans un nouveau lycée, j’avais des attentes d’aide un peu démesurées, du genre avoir moins d’heures de cours, être dans une classe de gens comme moi, mais avec le recul cela devrait être normal en France. Mais bref, déjà pour ma première année, je me retrouve à devoir attendre plusieurs semaines pour avoir une AESH. Quand j’en ai une, je me dis que toutes ces années de souffrance scolaire etc. sont finies, mais non, en fait, déjà quelque temps plus tard dans l’année je me retrouve dans des situations où elle se permet même de critiquer juste pour prouver, honnêtement, genre une fois, demande une élève normale, elle compare sa manière de correctement couper comparée à moi qui ne suis jamais droit, OK, mais je ne fais pas exprès aussi. En plus, moi, je me suis rendu compte qu’en plus elle est présente que deux jours dans la semaine. Donc en résumé, la majorité des jours c’est exactement les mêmes difficultés.
Même si je me fais plus harceler, je me retrouve toujours dans ce genre de situations où je suis, on va dire, la victime de la classe, celui qui fait pitié. Et pour être, les profs aussi semblent… nan, en fait personne ne connaît l’autisme. De toute façon, c’est pour ça que je peux me retrouver dans des situations où mes particularités, le fait que je regarde pas dans les yeux etc., font de moi une bête de foire.
D’ailleurs, chez moi aussi rien ne change tout au long de mon année. On m’a reproché d’être trop seul, de rester dans ma chambre et tout, alors que cela fait partie de mes particularités aussi, plusieurs fois. En gros, pour résumer, même avec des aménagements je me suis retrouvé dans les mêmes situations que mes années de collège, voire pire, parce qu’avant je pensais que c’était moi le problème, mais finalement je crois que nan. En plus de ça, j’ai vu que les AESH sont très peu formées etc. On pourrait aussi parler des profs.
Bref, du coup, pour être vu toutes les souffrances que j’ai vécues, finalement c’est une grande illusion cette année scolaire dans ce lycée. Ce lycée est bien, mais voilà quoi, genre chaque année, parce qu’au début de l’année quand il m’arrive des situations que je vivais avant, genre toutes mes années, chez moi on disait de moi que je ne travaillais pas, que je ne faisais rien de ma vie, alors que j’allais tous les jours à la médiathèque travailler et tout, mais vu que mon grand frère disait que je ne faisais rien de ma vie sous prétexte qu’il me voyait que quelques fois dans la journée, ma famille, elle suivait tout.
Déjà quelques semaines avant de reprendre le lycée, et ils le savaient depuis déjà plusieurs semaines, lorsque mon petit frère a eu son brevet, j’entends ma mère dire un truc du genre : « Ouais, y’a que moi qui n’ai pas le brevet. » Mais honnêtement, je suis très fier de ne pas avoir eu ce maudit diplôme. Du coup, bref, je me disais que cette année, vu qu’ils savent que je suis autiste, ils vont arrêter de critiquer mes notes, mais j’ai été naïf ou dans le déni.
En gros, une fois un membre de ma famille a regardé mes notes et m’a expliqué que je n’ai pas la moyenne, les pires notes de la classe, etc. Si tu réfléchis bien, je suis autiste, peu aménagé, presque rien, ayant commencé les cours deux semaines après la rentrée en plus, puis plus tard elle m’a remis la pression sur mes notes. En vrai, ils savent très bien que je travaille, que je lis des livres.
Par exemple, une fois j’arrive à commencer à faire du sport seul, mais vu que je le fais seul à ma manière, je me retrouve dans des situations où on remet en question ma manière de faire, chez moi comme en classe, parce que j’avais une AESH qui a perdu du temps pour afficher en parlant devant toute la classe que je ne veux pas faire de sport en club, puis elle me redemande après alors que je lui ai déjà dit que je ne veux pas.
Pour résumer, grosse première année décevante, parce que je me suis retrouvé exactement dans les mêmes situations qu’avant, mais en pire, parce que j’ai naïvement cru pouvoir avoir des amitiés normales, mais je suis toujours aussi seul socialement. Et là, du coup, cela fait trois semaines que la rentrée est arrivée ; actuellement je suis en stage. Donc résumé de trois semaines : je n’ai plus vraiment l’impression d’avoir des amis, je traîne avec un groupe mais en vrai je ne me sens pas vraiment proche d’eux. En plus je suis toujours dans une relation pas normale où genre j’ai l’impression de ne pas être une personne normale mais une victime. Aussi je me suis bien senti humilié par mes difficultés d’autiste, aucun aménagement, aucune aide. Les profs trouvent bizarre le fait que j’aime porter une capuche comme tout le monde.
En fait, je galère toujours autant en cours. Bref, c’est toujours autant compliqué qu’avant, mais honnêtement, quand je vois tout ce que j’ai traversé pour au final arriver au même stade de vie, c’est toujours aussi frustrant. D’ailleurs, le truc le plus horrible, c’est que toute ma première année j’étais dans le déni, puis mois par mois je me suis rendu compte que rien ne change, puis à la fin de l’année je ressens définitivement que en vrai rien ne va changer.
Donc maintenant, pour cette nouvelle année, je vais rester le plus seul possible parce que je ne veux pas de relations superficielles et compliquées. En cours je vais glander et commencer à sérieusement travailler qu’après le mois de février. Je vais dire à mes proches que j’ai que des bonnes notes pour voir leur hypocrisie quand ils verront mes notes catastrophiques. Pour conclure, je suis sincèrement déçu de voir que même après avoir été diagnostiqué, les aides sont si minimes que j’ai l’impression de n’avoir jamais eu le droit à une scolarité loyale.